3ème Set

En juin 2004, j'ai participé à mon premier concours de poésie sous l'égide de L'association des Ecrivains Méditerranéens, à l'acronyme (LEM) si amoureusement sélène et sise au village voisin. A cette occasion, j'avais rapidement -non pas de mon fait mais de l'épaisseur de la fibre- parcouru lu le premier prix, " de l'édition ", d'une des années précédentes : " Le désert en sursis " d'une certaine Céline Baubeau qu'en dépit du patronyme de l'auteure, j'avais trouvé d'une inanité boulversifiante.
Petite année sans doute.
Le premier set, dans " Tennis ", synthétise mes impressions à sa lecture tout en résumant mon appréciation de la poésie moderne : La musique s'y est perdue en l'absence de mètre et ma mère ne la " comprend " pas davantage que la mienne, le côté innovateur en moins.

En surimpression, se dévide le fil rouge d'une fable de La Fontaine dont le mot bovin de la faim batracienne est : " Tout marquis veut avoir des pages "…

Amusant, alors que ce triptyque (avec les 2 premiers sets de " Tennis) " équilibriste " est architecturé autour de deux rimes suffixales, qui feraient se retourner Boileau dans sa tombe, tabou ! en poésie classique, on peut souvent les ôter et voir se profiler, soit une bouffée d'air frais, par la racine " débouffie ", soit purement et simplement autre chose, voire l'engagement d'un 4ème set…
C'est intéressant comme concept, d'autant que beaucoup de maux sont interchangeables !

" Ô qui dira les torts de la Rime !…Quel enfant sourd ou quel nègre fou…Nous a forgé ce bijou d'un sou…Qui sonne creux et faux sous la lime ? " (Verlaine " Art poétique ")

© Eric Prié 2005                                                              Accueil                                                                        Sommmaire